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Comprendre et apprivoiser les faims émotionnelles
17 novembre 2025 · 4 min de lecture

Avec la baisse de lumière et le rythme plus calme de novembre, il est normal de ressentir davantage d'envies de manger, surtout en quête de chaleur ou de réconfort. Ces fausses faims sont courantes et tout à fait normales : elles reflètent souvent un besoin émotionnel plus qu'une vraie faim physique.
Il existe deux types de faim
- La faim physique : elle se manifeste graduellement (ventre qui gargouille, baisse d'énergie, salivation, etc.) et les signaux s'intensifient avec le temps. Aussi, lorsqu'elle est présente, plusieurs aliments peuvent nous sembler appétissants.
- La fausse faim : elle apparaît soudainement et vise souvent un aliment précis (chocolat, chips, etc.). Elle répond à un besoin différent : de plaisir, de réconfort, de divertissement, de calme, etc.
Explorer les vrais besoins...
La nourriture peut effectivement procurer du plaisir, du réconfort ou une distraction et c'est tout à fait normal. Manger pour se faire du bien n'est pas un problème en soi. Mais il existe aussi d'autres façons d'apaiser ces besoins :
- Un besoin de divertissement : jouer, lire, écouter de la musique, jaser avec un collègue.
- Un besoin de calme : respirer profondément, boire une tisane, sortir prendre l'air.
- Un besoin de réconfort : écrire, appeler un proche, s'offrir un moment de douceur.
Certaines fausses faims apparaissent lorsqu'une émotion désagréable se présente, comme la colère, la tristesse, la solitude. Manger devient alors une façon d'atténuer ou de bloquer ce que l'on ressent, en cherchant du réconfort ou un plaisir instantané. Pourtant, ce dont on a souvent le plus besoin, c'est de se permettre de vivre l'émotion, de respirer à travers l'inconfort et de la laisser passer, comme une vague.
Retrouver le choix et la conscience
L'objectif n'est pas d'éviter la nourriture, mais d'apprendre à choisir en pleine conscience.
Avant de manger, prenez un petit moment pour vous demander : « Comment est-ce que je me sens présentement ? » « De quoi ai-je réellement besoin maintenant ? »
Ces questions simples permettent de créer une courte pause entre l'envie et l'action. Parfois, la réponse sera : « Oui, j'ai envie de manger, et je le fais avec plaisir. » Et d'autres fois, on réalisera qu'un autre geste peut mieux répondre à notre besoin du moment.
Peu à peu, cette conscience nous permet de mieux nous connaître et d'agir en accord avec nos besoins, notre corps et nos émotions, sans culpabilité. C'est ce regard curieux, plutôt que critique, qui adoucit notre relation à la nourriture et à nous-mêmes.
Avec douceur,
Stefania Vitale, Dt.P.
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